Fin de l’exercice

Désolée, j’avoue que je cale là, ce n’est pas que je n’aurais pas envie de raconter un séjour dans un endroit magnifique. Mais je ne veux pas que des gens se reconnaissent sur ce blog. J’ai eu suffisamment de souci avec ça dans le passé.

J’aurai tenu 19 jours.

Quelqu’un qu’on admire

Si c’est quelqu’un qu’on aime, on l’admire forcément pour certains de ses côtés non ? J’admire par exemple la manière qu’ont mon fils et ma belle fille de s’occuper de leur fille. Évidemment, c’est pas parfait, il y a des couacs, mais globalement, ça me plaît beaucoup. Ils se relaient pour la patience parce qu’il en faut de la patience avec la « petite bombe ». J’ai jamais autant négocié que pendant les 2 jours que nous avons passé ensemble toutes les deux ! #19

Quelqu’un qu’on a connu quand on était jeune

J’ai gardé une seule amie de quand j’étais jeune. Je ne me souviens même pas de la manière dont nous nous sommes connues, peut-être grâce à nos maris respectifs de l’époque. Nous avons eu un enfant en même temps, elle a accouché 15 jours avant moi. Nous avons chanté longtemps dans la même chorale. Nous sommes partis en vacances ensemble en famille. Ce qui est incroyable, alors que je n’arrive toujours pas à retenir notre nouveau numéro, j’ai toujours en tête son numéro de téléphone fixe. Et malgré mon éloignement de la région où je l’ai connue, nous prenons de nos nouvelles de temps en temps. #18

Quelqu’un qu’on a fréquenté que peu de temps

Dans une vie, il y a beaucoup de gens qu’on apprécie sur le moment, qu’on fréquente très peu de temps et qui partent « dans la poubelle de l’histoire personnelle ». Ce sujet se rapproche des gens dont on a oublié le nom. A mon époque célibataire, j’ai fréquenté beaucoup de personnes comme ça. Pour certains, j’en garde des images fugitives agréables ou très désagréables, pour ceux-là quand le malaise persiste, j’ai préféré les mettre de côté. Vous savez, celui que l’on fréquente assidûment pendant quelques jours et qui disparaît subitement, tellement subitement qu’on se pose un tas de questions (Panne de téléphone, malade, mort ,retour de sa femme???) qui restent à jamais sans réponse.

Mais il y a celui qui mérite qu’on s’en rappelle, car à chaque fois un fou-rire me saisit et fait l’occasion d’une histoire très drôle.

Il y a ce monsieur qui avait passé le premier et seul repas que nous avons partagé à me parler de sa famille riche comme ci, comme ça, les métiers, les biens, l’histoire avec un grand H. Il était flamboyant pour parler des autres.

Au moment de l’addition, il m’a demandé de partager car il n’avait pas de quoi payer l’addition complète qui, franchement, n’était pas dispendieuse. Je ne rechigne pas à partager, mais là, il avait étalé trop d’argent devant mes yeux pour ne pas tiquer.

Ou mon préféré, celui avec qui j’ai partagé un café cette fois là. Une vie sociale tout a fait ordinaire, dans l’enseignement si mes souvenirs sont bons. Conversation agréable, nous avions des sujets communs, pas de foot, pas de chasse, ou de télé bière, jusqu’au moment où il a commencé à évoquer qu’il avait de petites manies lorsqu’il faisait l’amour. Je le remercie de me l’avoir dit avant que je songe à commencer quelque chose avec lui. Il avait besoin de se déguiser en femme. Et là, dans ma tête sont apparues des images… je n’avais pas encore la culture queer, mais je l’ai imaginé, lui, qui n’avait rien de féminin avec une nuisette rose à froufrou et un string à dentelle, et je ne lui ai pas ri au nez, non, je suis restée aussi stoïque que possible mais j’ai bredouillé un « ça ne va pas être possible ». #17