L’amitié ?

Lorsque j’ai connu M. Blanc, ma vie était très active, je rencontrais beaucoup de monde, je sortais. Tout ça pour remplir le vide de ma vie. Maintenant, ma vie est plus calme, plus familiale, mais je ne le regrette pas, ce sont deux époques différentes. Pendant cette période, je me suis fait des amis, célibataires comme moi. Virtuels, puis réels. Nous avons partagé pas mal de choses, je les ai aidé dans certaines circonstances difficiles de leur vie, ils m’ont aidé aussi. Bref, des amis quoi. Depuis que je suis avec monsieur Blanc, j’ai tenu à ce qu’il les rencontre, et je me suis fait un point d’honneur à les appeler régulièrement pour avoir de leurs nouvelles. Je ne voulais pas qu’il soit dit que parce que je n’étais plus seule, j’oubliais les amis. A chaque fois que j’appelais l’un ou l’autre, j’avais droit à un « justement, je pensais à toi et j’allais t’appeler ». Au début j’y ai cru et depuis quelques mois, je pense à eux, à leurs hauts et bas de début de vie de couple, aux changements dans leur vie,  mais j’ai décidé de ne pas appeler.  Comme ça, pour voir. J’attends.

Je ne suis pas déçue, non, j’attache probablement trop d’importance à l’amitié. Le fait de savoir que l’on pense à moi … peut-être, ne me suffit pas, mais il faut que je m’y fasse, c’est la vie…

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13 réflexions sur “L’amitié ?

  1. Bonjour Blanche,

    Première visite chez vous, et premier commentaire de ma part en même temps, chose extrêmement rare !
    Votre billet me parle tellement 🙂
    Je suis aussi celle qui appelle et invite en premier, et qui tient le plus longtemps avant de me lasser et de m’apercevoir qu’il n’y a plus rien derrière.
    Ça m’est déjà arrivé de nombreuses fois. C’est triste (pour celui qui espère), mais c’est ainsi.

    J’ai aussi une très bonne expérience de persévérance ayant porté ses fruits. Une très bonne connaissance à qui je tenais énormément, qui a fait la sourde oreille pendant des années, pour finalement se rapprocher de moi, au moment où j’en avais également besoin. Depuis, les échanges, malgré une distance géographique très handicapante, sont très réguliers et à double sens. C’est très enrichissant, et très gratifiant, de voir que les efforts n’ont pas été vains.

    Un petit message d’espoir pour vous 🙂

    Bonne continuation. Je reviendrai vous lire à l’occasion.

  2. Je déteste l’obligation…Faire parce que l’on doit…Je m’aperçois avec déception perso que certains attendent que j’invite parce qu’ils l’ont fait eux, ou autre chose mais attendent…Alors que moi je peux avoir envie de leur offrir d’une autre façon ma présence et mon amitié…alors finalement les liens restent avec ceux qui sont comme moi , ne demandent et n’attendent rien mais sont là sur la distance…Et ils sont peu effectivement, très peu .

  3. Tout ça me semble assez naturel… dans un couple également la part d’attention à l’autre est très fluctuante… ça tourne, ça part ça revient ou ça ne revient pas c’est selon… les relations humaines sont d’un compliqué assez pointu (rlutu-tu). L’amitié ou la copinerie on y trouve souvent ce qu’on y apporte enfin ce que j’en dis hein… hein !!

    Bleck

    • @ Blanche, je ne sous-entends rien, j’ai pour habitude dans la blogo comme « dans le civil » d’être direct parfois trop, c’est comme ça. Non, simplement je suis fataliste disons que je ne me berce pas d’illusions, en ce qui me concerne je tente de vivre l’instant avec les gens que j’ai autour de moi maintenant sans plus de message que ça et surtout je ne connais pas de mode d’emploi, il n’existe d’ailleurs pas.

      Bleck

    • Et moi j’ai tendance à prendre les choses cash, sans distance 😉 Mais je ne suis pas vexée pour autant, il n’y a effectivement pas de « recette » généralisable.

  4. Je pense hélas souvent à l’amitié en terme de déception. Je suis aussi toujours celle qui appelle, celle qui invite la première à dîner chez moi… et qui n’est jamais invitée en retour. Avec le temps je me dis que je m’embête pour rien. Effectivement quand on est en couple, c’est moins grave. Il y avait aussi les « copains copines » qui ont disparu très vite.
    Je constate que ceux qui restent c’est ceux que je vois régulièrement parce qu’en plus des invitations on fait des activités ensemble.
    Et dans un groupe d’amis, j’ai instauré un système : une fois par mois l’un de nous reçoit les autres. On sait qui est le prochain, on programme la date ensemble. Ce n’est pas psycho rigide non plus, on peut décaler d’un mois ou faire une pause juillet août. Mais je reste convaincue que si on ne s’impose pas ce rituel (qui est un plaisir bien sûr) on finit par se perdre de vue.
    Depuis le début certains ont disparu de la liste, un noyau dur est resté et on a adopté des nouveaux !

    • Je trouve l’idée des rendez-vous « obligés » entre amis un peu contraignante, et je préfère les rencontres à deux ou trois couples, mais pas plus. Sinon, c’est lourd pour celui qui reçoit. Par contre dans la famille pas trop proche, nous avons instauré au moins un rendez-vous annuel pour Noël, et c’est chacun son tour.

  5. Mais non tu n’es pas la seule, c’est ainsi, Le temps passe et les liens se distendent, mais pas avec tous heureusement. Et j’espère bien qu’avec l’arrivée récente de Mr Clochette dans ma vie, les amis resteront même si il est bien evident que l’on n’est plus aussi disponible !!

  6. J’ai été très longtemps celui qui appelle ou qui écrit, sauf exception je ne le suis plus. J’eus préféré évidemment que ça se passe autrement mais ce n’est pas grave.
    J’ai entendu une proche dire d’anciennes relations « Faudrait que j’appelle… C’est bête on ne se voit plus… », mais des mois après elle n’a toujours pas fait un geste. d:-) Et ses anciennes relations non plus.

    • Comme je le disais ci-dessus, je me sens moins seule. Heureusement toutes mes relations avec mes amis ne sont pas ainsi. J’aime la réciprocité.

  7. Oh, sujet délicat que je connais bien… Je suis aussi celle qui appelle toujours en premier…hélas, une fois les choses établies ainsi, c’est bien rare qu’ensuite cela s’inverse…y penser peut vite me rendre assez malheureuse. Depuis que je n’appelle plus ma sœur (entre autres, mais c’est pareil avec certains amis)…plus rien. L’attente est une position douloureuse, il faut se forcer à en sortir. Se faire une raison aussi, que pour certains auxquels on tient vraiment, ce sera toujours sous cette forme. À prendre ou à laisser. Et choisir.

    • Je pensais être la seule, mais je vois que non. Ca me rassure. Toi, tu dis qu’il faut parfois persévérer ? Je vais y réfléchir. Au fait, continues-tu à écrire quelque part ?

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