De l’orthographe en généalogie

Je ne sais pas si j’en ai déjà parlé ici, mais je poursuis la reconstitution de l’arbre généalogique de ma famille. De temps en temps, je complète les branches, mais je suis limitée au delà de 1789 (actes écrits par les curés des paroisses avec très peu de renseignements). C’est une recherche passionnante où on peut faire des tas d’hypothèses, une vraie enquête policière. Ce qui me facilite le travail, c’est que beaucoup de communes ont fait numériser leurs archives et on a pas besoin de se déplacer en mairie ou aux archives départementales pour les documents avant 1900 (environ).

Parfois, je tombe sur des drames familiaux, des familles décimées, des enfants qui meurent en bas âge, des filles mères… Parfois l’aventure d’un arrière arrière.. grand-père me fascine. Je suis issue d’une famille simple, des cultivateurs à bras, des charbonniers, des carriers…

Aujourd’hui, en cherchant des traces d’une ancêtre, je suis tombée sur un acte (qui ne concernait pas ma famille je le précise).

En le déchiffrant, nous étions morts de rire :

Je lis : « Aujourdhuÿ levaing du moy de fructidor landisieme de la republique fransais .. une undivisible a trois seure du matain pardevan mois jacques Dinand manbre du conseil jeneral de la commune de Bris lais Bois elut le dissuit de sept..dernier pour drece lais acte … lais naisance lais mariage et desais dais citoyen son conparut enlamaison commune… « on découvre qu’une certaine marie « ais acouché dunanfanmalle… »

« Aujourd’hui le vingt du mois de fructidor de l’an dixième de la république française.. une et indivisible à trois heures du matin pardevant moi JD membre du conseil général de la commune de Bris les bois élu le 18 de septembre dernier pour dresser les actes …les naissances les mariages et décès des citoyens, sont comparus en la maison commune… »   « a accouché d’un enfant mâle ».

Vous pouvez penser que c’est du vieux français, mais non, pas du tout. Nous sommes juste après la révolution française, et j’ai l’impression, mais je peux me tromper qu’ils cherchaient un « officie public » et que comme dans l’armée, c’est celui qui n’a pas reculé dans la file qui a été désigné. Son orthographe est pour le moins fantaisiste et tout a fait phonétique, ce qui donne un galimatias pratiquement incompréhensible. On comprend dans le texte qu’il a été nommé récemment. un précurseur des SMS ?

Wooof !

Un magasin de reprographie dans ma ville, je suis là pour faire imprimer des documents pour mon association. Quand je pense à tout ce que j’ai fait « sponsoriser » par le boulot, maintenant, c’est plus compliqué.

Il y a la queue. Devant moi, une jeune femme a amené le carnet de messe pour son mariage. Le responsable de la repro a un matériel incroyable, des papiers de toutes sortes… Premier essai, oups, il fait une grimace terrible, et part vers la machine en courant. Si quelqu’un a déjà fait de la repro en demi A4 plié en carnet de plusieurs pages…, c’est vraiment pas simple.

Il revient à son ordi, refait une simulation dans sa tête et dans son corps. Il est concentré, et relance une impression. Cette fois-ci c’est bon. La jeune femme est au téléphone, parlant des changements de dernière minute, des gens qui n’ont pas répondu et de toutes les joyeusetés liées à une telle organisation.

Ca lui convient. Ouf ! J’en ai un peu marre d’attendre.

Un autre monsieur arrive. Il a une petite affiche dans la main. En haut, une photo avec des chiots adorables, et en dessous le texte « Donne contre bons soins chiots de 2 mois, moitié bichon moitié boxer français ».

Je m’intéresse à son annonce, il me dit que c’est sa femelle bichon qui s’est échappée et qui s’est « fait monter » ce sont ses termes par un boxer. J’essaie d’imaginer la scène 30 cm au garrot contre 60 cm au garrot, et je rigole en moi-même « elle aurait pu tomber sur un danois ».

Puis, les mots associés « boxer français » me font penser à un bouledogue français qui serait plus dans son gabarit.

Je n’aime pas trop ces chiens au nez plat, en plus ils respirent mal et ont plein de souci de santé. Celui de la photo ci-dessus était celui d’une amie.

Curieusement, les petits ressemblent plus à la mère, ils sont trognons.

Là le monsieur me dit : « c’est que je craque, elle en a eu 6 et on en a donné déjà 3, mais ils déchiquètent tout », là, il me montre sa veste jean en piteux état, tous les angles sont mangés, j’imagine la maison !

« Et en plus, ils mangent comme 4 ».

J’ai suggéré un « vous pensez la stériliser ? » J’adore les chiens, mais cette petite femelle qui a l’âme si badine pourrait y passer de se faire saillir par le premier chien venu.

« C’est fait ».

 

Histoire de chat

Nous arrivions voir mon père dans son appartement à La Rochelle il y a 15 jours, dans le hall d’une porte voisine, je remarque un chat derrière la porte, qui miaule en me regardant. Un joli chat gris tigré assez jeune, avec un collier. Je vais lui ouvrir, il sort et nous suit. Il ressemble à celui qui vit librement dans la cage d’escalier de mon père. Nous entrons, il nous suit toujours. Nous montons les quelques marches et appelons l’ascenseur. Il est là à nos pieds en se frottant à nous et en ronronnant. Je le caresse évidemment. Il monte avec nous dans l’ascenseur. Tout à coup, l’histoire que m’a racontée mon père me revient et je dis à M. Blanc : « nous allons le laisser au 4ème ». Dans la montée, le chat se frotte, sent les quatre coins de l’ascenseur, et arrivé au 4ème, il vient à la porte et sent avec insistance. Il essaie de sortir, mais il faut attendre l’ouverture de la double porte. Il se précipite sur le palier une fois tout ouvert. Et voilà, même pas un merci, un au-revoir, quelle ingratitude !!

C’est un chat qui vaque dans l’immeuble et ses alentours, libre. Il vit chez une personne du 4ème qui le laisse sortir quand il veut. Quand la personne est chez elle, il demande à rentrer. C’est incroyable. Son prédécesseur n’a pas vécu très vieux parce que le quartier regorge de voiture, mais les gens n’ont pas renoncé, au chat suivant, ils ont appris les mêmes « tours ». Il arrive souvent à mon père de le faire remonter, ou descendre, mais je ne savais pas qu’il demandait ça aussi à de parfaits inconnus.

Etonnant !

I Feel Good

Plutôt que de parler du film que je n’ai pas aimé, voici celui (délirant je l’accorde) qui m’a vraiment fait rire. C’est du grand n’importe quoi avec un fond hyper hyper réaliste. Beaucoup d’acteurs issus de la vraie vie, un Jean Dujardin magnifiquement perdu, Yolande Moreau de plus en plus « ébaubie », pour moi et mes voisins de siège ce soir-là, un vrai plaisir, mais nous sommes peut-être un peu intellectuello-tordus.

Voici le synopsis : Monique dirige une communauté Emmaüs près de Pau. Après plusieurs années d’absence, elle voit débarquer son frère, Jacques, un bon à rien qui n’a qu’une obsession : trouver l’idée qui le rendra riche. Plus que des retrouvailles familiales, ce sont deux visions du monde qui s’affrontent.