En parlant de SNCF…

Même si ça me fait ch… d’avoir peut-être une vraie galère pour aller prendre mon avion pour la Polynésie fin juin, je trouve que cet article remet bien les idées en place à propos des « privilégiés » qui travaillent à la SNCF et qui prennent leur retraite à 52 ans !! Mes quelques lecteurs-lectrices, allez lire ce lien : https://emmaclit.com/2018/03/19/les-preneurs-dotages/Et vous avez un peu de temps, allez lire d’autres articles…

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« Le reste de leur vie »

J’ai dévoré ce livre, M. Blanc aussi. Je conseille sans réserve, attention, émotion garantie.

Résumé Babelio :

« Comment, au fil de hasards qui n’en sont pas, Ambroise, le thanatopracteur amoureux des vivants et sa grand-mère Beth vont rencontrer la jolie Manelle et le vieux Samuel, et s’embarquer pour un joyeux road trip en corbillard, à la recherche d’un improbable dénouement? Un conte moderne régénérant, ode à la vie et à l’amour des autres. Tout lecteur fermera heureux, ému et réparé, ce deuxième roman qui confirme le talent de Jean-PaulDidierlaurent. »

Je vais voir maintenant si je peux trouver son premier roman « le liseur du 6h27 ».

Romantique, moi ?

Pour cause de déménagement prévu, de tri et de mise en carton des livres restant, je m’étais inscrite à la bibliothèque. Après l’emménagement, et pour cause de livres toujours dans les cartons, je me suis inscrite à la bibliothèque du village d’à côté (1600 habitants), en regardant objectivement (mon nouveau village 1200 habitants), je ne sais pas ce qui m’a fait choisir l’autre bibliothèque, des préjugés sans doute puisque je n’ai pas visité la plus proche de chez moi et que pour celle-là, je dois prendre la voiture (5 mn).

Bref, la bibliothécaire m’a présenté sa bibliothèque qui a l’air bien fournie, les « SLEM » pour approvisionner tous les mois en livres provenant d’autres bibliothèques de la Communauté d’Agglomération, le bibliobus, les commandes possibles, le prêt de DVD, le coin enfants, bref, ça m’a séduit, je me suis inscrite et j’ai emprunté 3 livres.

La vie joue des drôles de tours, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais une chose vue entendue, résonne dans un article ou livre lu, dans une conversation avec quelqu’un. Ou alors, c’est le livre qui nous pousse à faire quelque chose. Tout cela pour parler de ce livre suédois que je viens de finir. Ca s’appelle « La bibliothèque des cœurs cabossés » de Katarina Bivald,

« Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel… »

Ce livre a vraiment résonné dans ma vie, particulièrement le fait que des films ou des livres puissent influencer notre vie. Elle pose la question que les plus romantiques d’entre vous ont dû se poser un jour : « Que serait-il advenu de la vie de Francesca Johnson (Meryl Streep) si elle était sortie de la voiture et avait rejoint Robert Kincaid (Clint Eastwood) dans sa voiture ? » Vous voyez de quel film je parle ? Je pleure toujours devant cette scène alors que je l’ai vu au moins 10 fois !!

« Mustang »

Je sors de ce film, des images plein la tête. Des compléments d’infos entre M. Blanc et moi, comme si nous n’avions pas vu la même chose. J’ai apprécié la VO, par moment je lui traduisais certaines petites choses qui ne passaient pas dans les sous-titres. Il y a longtemps que je n’ai pas vu un tel film !

Mustang, Affiche

Mustang, Affiche

Et puisqu’elle le dit bien mieux que moi, voici ce qu’en dit Télérama :

Dans une maison au bord de la mer Noire, un oncle séquestre ses cinq nièces orphelines qu’élevait jusqu’ici une grand-mère débordée. Istanbul est loin. La modernité aussi. Dans ce village turc reculé, des adolescentes qui chahutent, assises sur les épaules des garçons, ne valent guère mieux que des traînées. Pour les dresser, rien de tel que de les couper du monde (et de l’école), en ­attendant quelques mariages arrangés… Dans certaines régions de la Turquie d’aujourd’hui, être une fille libre tient donc encore de la course d’obstacles. Or les héroïnes de Mustang ont l’énergie indocile. A l’initiative de la benjamine, peste pleine de panache de 12 ans, la résistance s’organise : entre le gynécée tout en jambes et l’oncle à moustaches, la guerre commence.

La Franco-­Turque Deniz Gamze Ergüven signe un premier film emballant où déborde sans cesse la sensualité de la fratrie fougueuse. Dès le préambule, une magnifique scène de bain, elle ­célèbre cette féminité explosive (mais pas agressive) qui dérange tant les conservateurs. Longues crinières soyeuses éclaboussées d’écume scintillante, les chevelures sans attache n’ont rien d’accessoire. Il ne faudrait surtout pas s’excuser de les montrer sous prétexte que certains y voient un appel au sexe et considèrent la virgi­nité comme une valeur en soi. Témoin l’épreuve rituelle de la nuit de noces. Des draps sans tache au petit matin, et la jeune mariée se retrouve sous bonne escorte à l’hôpital, pour contrôle de son hymen. Asphyxiée par la pression sociale et familiale, une soeur se donnera même au premier venu sur un parking, histoire de vivre un peu avant de finir sous un voile — de mariée.

A chaque fois que l’une d’elles quitte la maison, cette prison pour futures épouses, le club des cinq perd un membre. Le groupe, solidaire et con­quérant, fait place à des détresses in­dividuelles, parfois insurmontables. Mais la beauté de cette fable solaire consiste à exalter la force de ses petites amazones au lieu de leur conférer un statut de victimes. Si la cruauté, voire le tragique, des situations sonne toujours juste, il y a aussi une façon jubilatoire et bravache de prendre une revanche sur la vie. Dans la réalité, les filles accusées de frotter leurs sexes sur la nuque des garçons baissent les yeux et serrent les dents. Dans le monde de Deniz Gamze Ergüven, la plus jeune des soeurs, petit corps musclé qui n’entend pas ployer, sort mettre le feu à une chaise : « Elle aussi a touché nos trous du cul, c’est dégueulasse, non ? » Face à l’irresponsabilité des adultes, aussi sérieux soient-ils, l’espièglerie des adolescentes devient un signe de maturité. La marque d’esprits indomptés, comme des mustangs. — Mathilde Blottière

Ma fête de la musique

Centre ville, hier, 15 h. Nous nous étions donné rendez-vous avec les choristes et les instrumentistes pour le raccord avant le mini concert dans le hall de l’hôtel de ville.

La place ressemble à ça en temps normal.

Crédit photo : FR3

Hier, il y avait en face de la mairie une scène digne de Hellfest, où des techniciens faisaient la balance.

Nous entrons, installons des chaises pour le public, balayons les confettis du dernier mariage. Les instrumentistes s’installent, nous nous échauffons, eux s’accordent et …. Baoum.

Quelque chose à explosé dans la ville ? Baoum, Baoum… nous sentons le rythme dans l’estomac. Les techniciens sur la scène sont en train de faire la balance d’une percussion. Incroyable ! Faut arriver à se concentrer. 5 minutes avant le début de notre concert, ils se sont arrêtés comme prévu. Nous avons chanté notre petite messe de Mozart. Mais les habitants de la ville !

Euh ! N’ont pas du dormir très tôt.