le mercato

Quand on arrive dans un village de 1200 habitants, qu’on n’est plus en activité, mais pas trop âgée et qu’on communique avec les autres, les propositions de bénévolat de tous genres affluent :

– La prochaine liste pour les municipales (en fait deux listes m’ont approchée, et j’ai refusé leur proposition comme je refuserai à la troisième si l’envie lui en prend, ils n’ont aucune idée de ma réelle volonté politique, ils sont plus à la recherche de femmes pour remplir la condition de parité),

– le club des vieux (là je ne suis pas prête du tout, les après-midi belote, non merci),

puis un club de lecture.

Là, ça m’a bien plu. Nous sommes un petit groupe et sur l’année nous allons avoir à lire 24 livres. Deux livres par mois, que des nouveautés, très variées. Le but c’est de les noter et de faire un compte-rendu en fin d’année (début d’année prochaine). Je viens déjà de finir le dernier Olivier Norek « Entre deux mondes ». Un polar extraordinaire, surtout parce qu’il est basé sur des faits réels entre la Syrie et la jungle de Calais, pas besoin d’imaginer la cruauté, nous sommes dedans. Je pense lui mettre une bonne note.

Et n’oubliez pas de faire des crêpes, c’est le jour.

I Feel Good

Plutôt que de parler du film que je n’ai pas aimé, voici celui (délirant je l’accorde) qui m’a vraiment fait rire. C’est du grand n’importe quoi avec un fond hyper hyper réaliste. Beaucoup d’acteurs issus de la vraie vie, un Jean Dujardin magnifiquement perdu, Yolande Moreau de plus en plus « ébaubie », pour moi et mes voisins de siège ce soir-là, un vrai plaisir, mais nous sommes peut-être un peu intellectuello-tordus.

Voici le synopsis : Monique dirige une communauté Emmaüs près de Pau. Après plusieurs années d’absence, elle voit débarquer son frère, Jacques, un bon à rien qui n’a qu’une obsession : trouver l’idée qui le rendra riche. Plus que des retrouvailles familiales, ce sont deux visions du monde qui s’affrontent. 

En parlant de SNCF…

Même si ça me fait ch… d’avoir peut-être une vraie galère pour aller prendre mon avion pour la Polynésie fin juin, je trouve que cet article remet bien les idées en place à propos des « privilégiés » qui travaillent à la SNCF et qui prennent leur retraite à 52 ans !! Mes quelques lecteurs-lectrices, allez lire ce lien : https://emmaclit.com/2018/03/19/les-preneurs-dotages/Et vous avez un peu de temps, allez lire d’autres articles…

« Le reste de leur vie »

J’ai dévoré ce livre, M. Blanc aussi. Je conseille sans réserve, attention, émotion garantie.

Résumé Babelio :

« Comment, au fil de hasards qui n’en sont pas, Ambroise, le thanatopracteur amoureux des vivants et sa grand-mère Beth vont rencontrer la jolie Manelle et le vieux Samuel, et s’embarquer pour un joyeux road trip en corbillard, à la recherche d’un improbable dénouement? Un conte moderne régénérant, ode à la vie et à l’amour des autres. Tout lecteur fermera heureux, ému et réparé, ce deuxième roman qui confirme le talent de Jean-PaulDidierlaurent. »

Je vais voir maintenant si je peux trouver son premier roman « le liseur du 6h27 ».

Romantique, moi ?

Pour cause de déménagement prévu, de tri et de mise en carton des livres restant, je m’étais inscrite à la bibliothèque. Après l’emménagement, et pour cause de livres toujours dans les cartons, je me suis inscrite à la bibliothèque du village d’à côté (1600 habitants), en regardant objectivement (mon nouveau village 1200 habitants), je ne sais pas ce qui m’a fait choisir l’autre bibliothèque, des préjugés sans doute puisque je n’ai pas visité la plus proche de chez moi et que pour celle-là, je dois prendre la voiture (5 mn).

Bref, la bibliothécaire m’a présenté sa bibliothèque qui a l’air bien fournie, les « SLEM » pour approvisionner tous les mois en livres provenant d’autres bibliothèques de la Communauté d’Agglomération, le bibliobus, les commandes possibles, le prêt de DVD, le coin enfants, bref, ça m’a séduit, je me suis inscrite et j’ai emprunté 3 livres.

La vie joue des drôles de tours, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais une chose vue entendue, résonne dans un article ou livre lu, dans une conversation avec quelqu’un. Ou alors, c’est le livre qui nous pousse à faire quelque chose. Tout cela pour parler de ce livre suédois que je viens de finir. Ca s’appelle « La bibliothèque des cœurs cabossés » de Katarina Bivald,

« Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel… »

Ce livre a vraiment résonné dans ma vie, particulièrement le fait que des films ou des livres puissent influencer notre vie. Elle pose la question que les plus romantiques d’entre vous ont dû se poser un jour : « Que serait-il advenu de la vie de Francesca Johnson (Meryl Streep) si elle était sortie de la voiture et avait rejoint Robert Kincaid (Clint Eastwood) dans sa voiture ? » Vous voyez de quel film je parle ? Je pleure toujours devant cette scène alors que je l’ai vu au moins 10 fois !!