Ah WordPress !

Petit aparté : Je suis en train de me battre avec le nouvel éditeur de WordPress et son Franglais. J’avais pu jusqu’à présent me servir de l’ancien, mais je crois que ce n’est plus possible. Ça me met dans des états !!!!!!! Si quelqu’un peut m’expliquer comment on peut justifier un texte sans mettre les mains dans le cambouis !

Je déteste l’intuitif et encore plus le Franglais.

Médaille

Récemment, j’ai eu la surprise de recevoir – toute petite boite dans un grand colis – la médaille du travail. On ne m’a rien demandé, et franchement, si j’avais été encore dans mon poste, j’aurais refusé. On me l’a donnée comme un os à un chien, en sachant que dans mon entreprise, il n’y a pas le moindre argent qui l’accompagne, faut s’estimer heureux de ne pas avoir à la payer. Une petite carte du chef qui me connaissant à peine ne savait pas pourquoi me remercier, un colis postal et hop.

Malheureusement, je n’ai pas non plus le talent de Wilfrid Lupano dont voici la lettre de refus que vous avez peut-être déjà lue sur Facebook ou dans l’Obs.

Réponse de Wilfrid Lupano au ministre de la Culture

(Wilfrid Lupano est le scénariste de la BD à succès « Les Vieux Fourneaux » que j’ai adoré.)

Monsieur le ministre,

À ma très grande surprise, vous m’avez adressé la semaine dernière un courrier pour m’annoncer que vous me décerniez le grade de chevalier des arts et lettres.
Je vous remercie de cette délicate attention, mais j’ai bien peur de devoir refuser cet « honneur ».

Déjà, spontanément, je n’ai jamais été très excité par les médailles. Pierre Desproges disait « les décorations, c’est la libido des vieux ». Je me plais à penser que je n’en suis pas encore là. Il y a cependant des distinctions plus réjouissantes que d’autres, et celle-ci a l’inconvénient, monsieur le ministre, d’être remise par un représentant politique.
Or, comment accepter la moindre distinction de la part d’un gouvernement qui, en tout point, me fait honte ?

Car oui, il s’agit bien de honte.

J’ai honte de ce que votre gouvernement fait des services publics, au nom du refus dogmatique de faire payer aux grandes entreprises et aux plus grosses fortunes les impôts dont elles devraient s’acquitter. « il n’y a pas d’argent magique » martèle votre leader. Il y a en revanche un argent légal que monsieur Macron refuse d’aller chercher pour ne pas déplaire à ceux qui ont financé sa campagne.

J’ai honte, lorsque j’entends monsieur Castaner s’indigner que l’on puisse « s’attaquer à un hôpital », comme il l’a fait récemment, alors que c’est bien votre gouvernement qui fait le plus de mal aux services de santé, et pas trois gilets jaunes qui cherchent à se mettre à l’abri au mauvais endroit. J’ai honte de ce gouvernement qui en supprimant l’ISF, a divisé par deux les ressources des associations qui prennent à leur charge les plus faibles, les plus démunis, les laissés pour compte, à la place de l’état.

J’ai honte lorsque votre gouvernement refuse d’accueillir l’Aquarius et ses 160 réfugiés qui demandent de l’aide, et encore plus honte lorsque monsieur Castaner, encore lui, accuse les ONG qui tentent par tous les moyens de sauver des vies d’être « complices » des passeurs.
J’ai honte lorsque je vois la police « escorter » les militants de Génération Identitaire après leur coup de com’ au col de Briançon pour les « protéger » contre les militants favorables à l’accueil des réfugiés. Certains de ces derniers furent d’ailleurs interpelés, alors que tous les membres de Génération Identitaire sont rentrés chez eux fêter leur coup de publicité.

J’ai honte de votre politique indigne d’accueil des migrants, et en particulier des mineurs isolés. Le gouvernement auquel vous appartenez a accéléré le rythme des expulsions, voté l’allongement à 90 jours de la période de rétention pour les étrangers en situation irrégulière. De la prison, donc, pour des personnes n’ayant commis aucun crime, hommes, femmes, enfants, nouveaux-nés. Pendant ce temps, des préfets plusieurs fois condamnés pour non respect du droit d’asile sont maintenus en poste.

Pour de sordides calculs électoraux, le gouvernement auquel vous appartenez foule aux pieds tous les principes philosophiques et moraux qui sont à la base de la constitution et de l’histoire de ce pays, et passe à côté du sens de l’Histoire. Soyez certain que l’Histoire s’en souviendra.

J’ai honte de l’incapacité de ce gouvernement à prendre en compte l’urgence écologique, qui devrait pourtant être le seul sujet à vous préoccuper vraiment. En dehors d’effets d’annonce, rien dans les mesures prises depuis deux ans n’est à la hauteur des enjeux de notre époque. Ni sur la sortie des énergies fossiles, ni sur le développement du bio, des énergies renouvelables ou la condition animale. Votre gouvernement reste le loyal service après-vente des lobbies, de l’industrie agroalimentaire, des laboratoires, des marchands d’armes…

J’ai honte, monsieur le ministre, de ce gouvernement mal élu ( le plus mal de l’histoire de la cinquième république) qui ne tient plus que par sa police ultra violente.

J’ai honte de voir, depuis des mois, partout en France, éclater des yeux, exploser des mains ou des visages sous les coups de la police, de Notre Dame des Landes aux Champs-Elysées, à Toulouse, Biarritz, Nantes. Le monde entier s’alarme de la dérive sécuritaire de votre gouvernement, de l’utilisation abusive d’armes de guerre dans le maintien de l’ordre, mais vous, vous trouvez que tout va bien.

Je pense à Maxime Peugeot, 21 ans, et à sa main arrachée par une grenade dans un champ de Notre Dame des Landes. Qu’est-ce qui pouvait bien menacer à ce point la sécurité de la France, dans ce champ à vache du bocage breton, pour qu’on en arrive à faire usage d’une telle violence ? 2500 gendarmes, une opération de guerre à plusieurs millions d’euros menée pour détruire une trentaine de cabanes en bois (« il n’y a pas d’argent magique »…) et procéder à une dizaine d’expulsions… Je pense à Lola Villabriga, 19 ans, défigurée à Biarritz par un tir de LBD que rien ne justifiait et qui vit désormais avec des plaques d’acier dans la mâchoire, alors que c’était sa première manifestation. Je cite deux noms, mais vous le savez sûrement, ils sont aujourd’hui des centaines. Suivez le travail de David Dufresne si le sujet vous intéresse.

Comme vous le voyez, nous avons peu de points communs, politiquement. Et dans un monde où les distinctions culturelles seraient remises par le milieu culturel lui-même, sans intervention du politique, j’aurais accepté celle-ci avec honneur et plaisir. Mais il n’y a pas de geste politique qui ne soit aussi symbolique, et je sais déjà que si un jour j’atteins l’âge avancé où on prend son pied à exhiber ses breloques, j’aurais bien peu de plaisir à me rappeler que celle-ci me fut remise par le représentant d’un gouvernement dont j’aurais si ardemment souhaité la chute et la disgrâce.

Passons malgré tout une bonne journée,

Wilfrid Lupano

L’hôpital va mal

Je viens de lire un article à ce propos dans le blog « alors voilà » que j’ai cité ici déjà plusieurs fois. La situation médicale en France est vraiment très préoccupante, et qu’on ne me dise pas que c’est mieux qu’en Afrique ou que dans un pays en guerre. Les humains où que ce soit et quels qu’ils soient méritent le meilleur. Je sais que le problème est complexe, un mélange de numerus clausus et d’économies de toutes sortes, mais pour moi la santé, l’éducation/culture sont prioritaires.

On finit par s’habituer à prendre des rendez-vous pour des spécialistes dans un an, et pour les urgences …???

Je fais référence à ce que j’avais écris à ce sujet en novembre 2017.

 

Château d’Oiron

J’ai appris que le festival 1001 scènes qui avait lieu au Château d’Oiron (79) (dont je parle dans l’article précédent) et dans ses jardins au mois de juin n’a pas eu lieu l’année dernière faute de subventions. Nous y avons beaucoup chanté avec ma chorale et mon ensemble vocal. Je ne sais pas si ce sera définitif, mais ce sera une vraie perte, c’était un moment particulier où tout un tas de groupes amateurs de toutes disciplines se produisaient bénévolement toute la journée dans une ambiance familiale et festive.

Parfois, ils racontent vraiment des conneries à la télé

C’était l’émission d’hier soir, des racines et des ailes en Nouvelle Aquitaine qui se situait en fait dans l’ancien Poitou Charentes. M. Blanc m’avait dit « oh non pas les drônes, encore ». C’est vrai que dans ces émissions, on bouffe du drône et des potards poussés à fond, les verts ultra verts, la mer ultra bleue comme je n’ai jamais vu l’atlantique. Mais bon, comme tous les soirs, il n’y avait pas grand ’chose, alors pourquoi pas…

Une dame spécialiste en châteaux moyenâgeux, était passagère d’un petit avion. Ils avaient montré sur la carte quelques châteaux entre les Deux-Sèvres et la Vienne, deux départements que je connais bien. Un village vers Thouars, puis Chauvigny… ok et là, alors qu’ils reviennent vers Poitiers plein ouest, la dame dit : « je sais que ce n’est pas trop le sujet, mais je voudrais faire un petit détour par le château d’Oiron ». Et le monsieur s’exécute (merci le montage) Château … jardin… blabla bla… art contemporain… et pouf après le survol d’Oiron, ils arrivent à Poitiers. Alors là, M. Blanc et moi nous avons éclaté de rire.

Ca m’a rappelé le James Bond où il abime le vieux bazar à moto, et saute sur un train qui le sort d’Istanbul en 5 mn, bravo James Bond, sortir même en train d’une ville de 14 millions d’habitants, chapeau !! Et c’est une fiction !

Revenons à l’émission d’hier et faisons un peu de géographie : Chauvigny – Oiron – Poitiers 140 km, ce n’est pas un petit détour !!! Après ça, on n’a pas eu envie de voir le reste, franchement !