L’adresse mail de ce blog est inactive

Depuis quelques jours, je n’arrivais plus à recevoir mes mails sur ma vieille adresse hotmail.com. Elle ne servait que pour ce blog.

En allant voir pourquoi, je me suis rendue compte que Hotmail devenu Outlook et Microsoft avaient très récemment enclenché le chiffrement des mails.

En allant sur le webmail d’Outlook, on me demande un nouveau mot de passe. Je le crée, mais au moment de valider, on me demande si je suis un adulte, je rentre ma date de naissance, et on me demande de le confirmer en rentrant ma carte de crédit ou en envoyant une copie de ma carte d’identité.

Ils me prennent pour un perdreau de l’année je crois. Envoyer ma carte de crédit à Microsoft ou la copie de ma carte d’identité ???? Mais ça va pas la tête !!!!!

Conclusion : exit ma vieille adresse hotmail.

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Avec la SNCF tout est possible…

Je ne sais pas si vous êtes allés sur le nouveau site de réservation de la SNCF ? Oui.sncf.com
Je m’interrogeais sur mon trajet vers Roissy fin juin, et voici ce que j’ai obtenu entre autre :
Ce qui me chiffonne, ou me fait rire, c’est selon, c’est le trajet Montparnasse-CDG.  Avec une grosse valise, et dans la pollution, 12 mn qui dit mieux ?
Encore un site programmé avec les pieds.

Choisir une pharmacie

Je prends des médicaments régulièrement.

Dans mon ancienne ville, j’habitais près du centre-ville et il y avait pléthore de pharmacies. J’avais choisi celle qui me convenait le mieux, efficacité, conseil, amabilité, absence de jugement. Et quand je ne trouvais pas le produit de parapharmacie, ils me le commandaient ou j’achetais sur internet (groupement de pharmacie).

J’appelais mon pharmacien « le grand tout mou » et la pharmacienne « la vieille ridée » – elle abusait du bronzage -, mais c’était par affection.

Nouvelle ville, nouveau… tout. Il m’a fallu trouver une pharmacie. Côté pratique, une pharmacie se trouve juste à côté du petit supermarché le plus proche de chez moi (6 km).

C’est une grande pharmacie. Quand on entre, il y a une machine à ticket, comme à la sécu ou à l’hôpital, puis beaucoup de présentoirs avec toute la parapharmacie à disposition (et des caméras pour filmer tout ça), 4 chaises pour les personnes qui en ont besoin et 7 comptoirs numérotés et tellement envahis de produits qu’on ne voit pas s’il y a quelqu’un. Cerise sur le gâteau, ils diffusent une musique de chiotte, pardon d’ascenseur ou de dentiste. Le genre de musique destinée à calmer les nerfs. Au-dessus des comptoirs, des tableaux électroniques sensés afficher le n° du ticket suivant. Je n’ai jamais vu fonctionner ce truc ou alors en dépit du bon sens.

Hier, j’entre, je prends un ticket « C350 » C pour conseil/ordonnance. Une dame âgée est assise sur une des chaises. Une dame encore plus âgée est en train de se faire servir. Et blablabli « le temps » et blablabla « cette pluie » et blablabli « les microbes », la préparatrice abonde…

Une dame galope avec des boites qu’elle installe sur les étagères. Elle va, elle vient.

 Biiiiip, c’est mon n° qui s’affiche, et là la dame assise se lève péniblement, elle n’a pas pris de ticket. J’attends. Et blablabli et blablabla, j’entends « mettez-moi deux de chaque » et « mettez-moi un de chaque », elle fait son marché.

Les gens s’accumulent derrière moi. J’entends un cri derrière les comptoirs, hors de vue du public, « il y a du monde ! », et rien ne se passe. Derrière moi les commentaires vont bon train : « Leur système, je l’ai jamais vu fonctionner ».

Biiiiip « C351 ». Avant que la dame du C351 avance, je me précipite en montrant mon ticket. La jeune fille me sert, je ne m’éternise pas, mais quand je sors, il y a au moins 5 personnes qui attendent.

Une autre fois, c’était le pharmacien 70 ans bien tassés, qui parlait politique avec un client. Politique ! Et ça a duré, et ça a duré, pas d’autre vendeur ne sortait pendant que les clients s’accumulaient.  Un autre jour, une dame attendait sans ticket, un monsieur sort de l’arrière, elle lui claque la bise, et ils papotent « avocat », « procès », rien à voir, et tout le monde attend !

Assez ! C’est assez ! Je me crois dans une émission « Cauchemar en pharmacie », où je m’imagine donner quelques conseils d’organisation. Et puis non, ras le bol, je change et puis c’est tout. De toute façon, M. Blanc qui allait parfois me chercher mon ordonnance chez le « grand tout mou », ne veut plus entrer dans cette officine.

J’ai créé une « fake news »

Nouveau logement, nouveau n° de téléphone fixe. Et qui dit nouveau numéro dit réattribution Orange. Ça a commencé tout de suite, plusieurs fois par jour, des personnes nous téléphonaient pour avoir un rendez-vous médical. Quand on connaît le manque de médecin un peu partout, je ne vous dit pas le stress de ces patients. Après quelques appels, on a regardé nous aussi sur internet pour voir, qui était ce médecin si demandé. Nous nous sommes aperçus que des tas de site (MEDICO-CECI, DOCTEUR-CELA) relaient avec du retard dans les mises à jour évidemment, les informations des pages jaunes. Autrement dit, et c’est pas un scoop, internet est plein d’informations erronées.

J’ai retroussé mes manches et j’ai écrit à tous ces sites pour les informer que le médecin en question n’exerçait plus, qu’il suffisait d’aller voir dans les pages jaunes pour le vérifier. La plupart de ces sites m’ont répondu et mis à jour les infos. Mais il subsistait toujours l’info de Google, en première page, en gros. Donc toujours un ou deux appels chaque jour.

Vers la mi-décembre, j’ai modifié Google avec mon compte utilisateur. J’ai mis un n° de téléphone bidon à la place de notre numéro (du genre 0103000202), car je ne pouvais pas le supprimer. Depuis hier, on avait pratiquement plus d’appel. En allant sur mon compte Google, je me suis rendue compte que le « géant » m’avait répondu qu’il prenait en compte ma demande, en me remerciant de cette mise à jour.

Comme quoi, on peut pondre n’importe quelle connerie sur Google, la preuve, je l’ai fait.

C’est bien ce que j’essayais de dire (avec un peu plus de diplomatie) aux patients qui appelaient, parce que le « je l’ai vu sur internet », ça commence à me gaver.

Maintenant, resteront ceux qui consultent un vieil annuaire papier ou leur vieil agenda, mais là, je ne peux rien faire !

Urgences

Et voilà, à peine en préretraite, et une urgence m’appelle dans la famille.

C’est le service des urgences d’une petite ville du centre de la France, un jour de semaine ordinaire. Le patient que j’appellerai IL, est arrivé par ses propres moyens.
H : 10 heures du matin. Il attend dans la salle d’attente.
H + 8 : Il est pris en charge par un interne. Examen, prise de sang. On le met sur un brancard et on lui pose une perf. Il est dans le couloir avec tous les autres. Il va passer la nuit sur un lit médical fatigué avec le pied à perf qui menace de tomber. Dans la nuit, ça n’arrête pas, les hurlements, les délires, le bonhomme dans le même box que lui, tousse tout le temps.
Toujours et encore des entrées, ça ne désemplit pas. (la photo qui suit date de la canicule de 2003, mais je vous assure que ça ressemblait à ça)


H+22 : De retour dans le couloir. Les infirmières passent pour réapprovisionner sa perf. On lui sert un petit déjeuner frugal.
H+25 : J’arrive à l’hôpital avec 250 km dans les pattes. Après négociation pour entrer aux urgences par la grande porte, je le trouve sur son lit dans le couloir, autour de lui, d’autres lits, des mamies, des papys, IL est content de me voir et je le comprends.
Il fait si chaud. Je reste debout tout le temps à côté de lui. Ça galope dans ce service, ça galope, quand on regarde ça sans savoir, et on a le temps, on a l’impression qu’ils (médecins, infirmières…) se déplacent rapidement, mais ça n’a pas l’air très efficace.
Les infirmières jettent tout de même un œil ou suivent le dossier, car sa perf est réalimentée. On lui a mis un pistolet. Ouhais ! Déjà qu’avec la chemise de l’hôpital ouverte derrière, IL n’est pas aidé, mais pisser devant la foule, bonjour ! Le drap ne cache pas tout !
J’avais lu un truc à propos de cette fameuse chemise ouverte derrière, je ne crois qu’il n’y a qu’en France qu’on humilie les patients de la sorte. Je pars donc à la recherche de sa voiture sur le grand parking. Lorsqu’il est arrivé, le parking était plein et le chemin lui a paru très long. Je cherche et après deux allers-retour, je finis par zapper pour voir si elle me répond. Vive l’électronique ! Je la trouve enfin, et je peux lui rapporter de sa valise de quoi se couvrir les fesses.
On pose des questions, mais personne ne sait si un médecin va venir. Elles répondent à nos sourires malgré le travail harassant.
H+26 : On commence à sympathiser avec les accompagnants.
H+27 : On lui sert une « collation ».
H+28 : Il est 14 h, je vais manger un truc à la cafétéria dans le hall de l’hôpital. J’en profite pour repérer l’entrée des urgences par l’intérieur de l’hôpital, ouf, plus besoin de négocier pour passer par l’entrée principale, quoique… voir tous les pompiers et les ambulanciers en tenue…
A mon retour, c’est le changement d’équipe. La nouvelle infirmière en charge du dossier se présente, charmante, comme toutes les autres.
Ça galope toujours dans tous les sens, s’y ajoute un jeu de taquin, et hop on enlève un brancard, et hop, on en glisse un autre. 35 personnes sont accueillies en même temps !! IL n’a toujours pas vu de médecin depuis hier soir.
H+30 : Alors que nous commencions à discuter de mon départ et de ce que j’avais à faire dans son appartement, miracle, un brancardier arrive. Il dit qu’il va l’emmener au premier étage. Il navigue entre les autres brancards, négocie un virage, il dégage de la place pour quelqu’un d’autre.
Au milieu du couloir, il s’arrête pour flasher le bracelet d’identification, peste contre le nouveau logiciel « ce n’est pas le bon patient », il recommence « ah si » Ouf !
Un lit s’est libéré en pneumologie (qui n’est pas du tout la pathologie pour laquelle IL est arrivé aux urgences), mais le brancardier nous explique que c’est un service UPU (je comprends, dégagement des urgences). La place est chaude, le patient précédent vient de partir.
L’ambiance du service a l’air bonne, gentillesse, disponibilité. Ces gens sont des saints !
J’ai une question tout de même, les médecins prennent-ils des cours pour être désagréables ? Le regard condescendant du médecin chef des urgences qu’on a jamais vu, qui le regarde au moment où IL part des urgences en disant « va falloir soigner ça hein ? » et il s’en va. On s’est regardé, on a ri. Du grand n’importe quoi, s’il n’a rien d’intéressant à dire, qu’il ne dise rien, un sourire, un signe de reconnaissance serait peut-être mieux.
Et le médecin du nouveau service qui a fait une réflexion tout à fait idiote, incompétente, voir dangereuse psychologiquement (je ne peux pas trop détailler ici). IL est resté poli, mais il n’en pensait pas moins. Par contre, ce même médecin l’a vu 15 secondes pour la pathologie qui l’amenait là.
J+4  : IL est toujours là-bas, cocooné, IL se remet petit à petit, son humour est revenu. Le médecin de garde est beaucoup plus sympa.
Et moi je suis rentrée chez moi, et j’ai complètement oublié mon boulot 😉