J’ai créé une « fake news »

Nouveau logement, nouveau n° de téléphone fixe. Et qui dit nouveau numéro dit réattribution Orange. Ça a commencé tout de suite, plusieurs fois par jour, des personnes nous téléphonaient pour avoir un rendez-vous médical. Quand on connaît le manque de médecin un peu partout, je ne vous dit pas le stress de ces patients. Après quelques appels, on a regardé nous aussi sur internet pour voir, qui était ce médecin si demandé. Nous nous sommes aperçus que des tas de site (MEDICO-CECI, DOCTEUR-CELA) relaient avec du retard dans les mises à jour évidemment, les informations des pages jaunes. Autrement dit, et c’est pas un scoop, internet est plein d’informations erronées.

J’ai retroussé mes manches et j’ai écrit à tous ces sites pour les informer que le médecin en question n’exerçait plus, qu’il suffisait d’aller voir dans les pages jaunes pour le vérifier. La plupart de ces sites m’ont répondu et mis à jour les infos. Mais il subsistait toujours l’info de Google, en première page, en gros. Donc toujours un ou deux appels chaque jour.

Vers la mi-décembre, j’ai modifié Google avec mon compte utilisateur. J’ai mis un n° de téléphone bidon à la place de notre numéro (du genre 0103000202), car je ne pouvais pas le supprimer. Depuis hier, on avait pratiquement plus d’appel. En allant sur mon compte Google, je me suis rendue compte que le « géant » m’avait répondu qu’il prenait en compte ma demande, en me remerciant de cette mise à jour.

Comme quoi, on peut pondre n’importe quelle connerie sur Google, la preuve, je l’ai fait.

C’est bien ce que j’essayais de dire (avec un peu plus de diplomatie) aux patients qui appelaient, parce que le « je l’ai vu sur internet », ça commence à me gaver.

Maintenant, resteront ceux qui consultent un vieil annuaire papier ou leur vieil agenda, mais là, je ne peux rien faire !

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Urgences

Et voilà, à peine en préretraite, et une urgence m’appelle dans la famille.

C’est le service des urgences d’une petite ville du centre de la France, un jour de semaine ordinaire. Le patient que j’appellerai IL, est arrivé par ses propres moyens.
H : 10 heures du matin. Il attend dans la salle d’attente.
H + 8 : Il est pris en charge par un interne. Examen, prise de sang. On le met sur un brancard et on lui pose une perf. Il est dans le couloir avec tous les autres. Il va passer la nuit sur un lit médical fatigué avec le pied à perf qui menace de tomber. Dans la nuit, ça n’arrête pas, les hurlements, les délires, le bonhomme dans le même box que lui, tousse tout le temps.
Toujours et encore des entrées, ça ne désemplit pas. (la photo qui suit date de la canicule de 2003, mais je vous assure que ça ressemblait à ça)


H+22 : De retour dans le couloir. Les infirmières passent pour réapprovisionner sa perf. On lui sert un petit déjeuner frugal.
H+25 : J’arrive à l’hôpital avec 250 km dans les pattes. Après négociation pour entrer aux urgences par la grande porte, je le trouve sur son lit dans le couloir, autour de lui, d’autres lits, des mamies, des papys, IL est content de me voir et je le comprends.
Il fait si chaud. Je reste debout tout le temps à côté de lui. Ça galope dans ce service, ça galope, quand on regarde ça sans savoir, et on a le temps, on a l’impression qu’ils (médecins, infirmières…) se déplacent rapidement, mais ça n’a pas l’air très efficace.
Les infirmières jettent tout de même un œil ou suivent le dossier, car sa perf est réalimentée. On lui a mis un pistolet. Ouhais ! Déjà qu’avec la chemise de l’hôpital ouverte derrière, IL n’est pas aidé, mais pisser devant la foule, bonjour ! Le drap ne cache pas tout !
J’avais lu un truc à propos de cette fameuse chemise ouverte derrière, je ne crois qu’il n’y a qu’en France qu’on humilie les patients de la sorte. Je pars donc à la recherche de sa voiture sur le grand parking. Lorsqu’il est arrivé, le parking était plein et le chemin lui a paru très long. Je cherche et après deux allers-retour, je finis par zapper pour voir si elle me répond. Vive l’électronique ! Je la trouve enfin, et je peux lui rapporter de sa valise de quoi se couvrir les fesses.
On pose des questions, mais personne ne sait si un médecin va venir. Elles répondent à nos sourires malgré le travail harassant.
H+26 : On commence à sympathiser avec les accompagnants.
H+27 : On lui sert une « collation ».
H+28 : Il est 14 h, je vais manger un truc à la cafétéria dans le hall de l’hôpital. J’en profite pour repérer l’entrée des urgences par l’intérieur de l’hôpital, ouf, plus besoin de négocier pour passer par l’entrée principale, quoique… voir tous les pompiers et les ambulanciers en tenue…
A mon retour, c’est le changement d’équipe. La nouvelle infirmière en charge du dossier se présente, charmante, comme toutes les autres.
Ça galope toujours dans tous les sens, s’y ajoute un jeu de taquin, et hop on enlève un brancard, et hop, on en glisse un autre. 35 personnes sont accueillies en même temps !! IL n’a toujours pas vu de médecin depuis hier soir.
H+30 : Alors que nous commencions à discuter de mon départ et de ce que j’avais à faire dans son appartement, miracle, un brancardier arrive. Il dit qu’il va l’emmener au premier étage. Il navigue entre les autres brancards, négocie un virage, il dégage de la place pour quelqu’un d’autre.
Au milieu du couloir, il s’arrête pour flasher le bracelet d’identification, peste contre le nouveau logiciel « ce n’est pas le bon patient », il recommence « ah si » Ouf !
Un lit s’est libéré en pneumologie (qui n’est pas du tout la pathologie pour laquelle IL est arrivé aux urgences), mais le brancardier nous explique que c’est un service UPU (je comprends, dégagement des urgences). La place est chaude, le patient précédent vient de partir.
L’ambiance du service a l’air bonne, gentillesse, disponibilité. Ces gens sont des saints !
J’ai une question tout de même, les médecins prennent-ils des cours pour être désagréables ? Le regard condescendant du médecin chef des urgences qu’on a jamais vu, qui le regarde au moment où IL part des urgences en disant « va falloir soigner ça hein ? » et il s’en va. On s’est regardé, on a ri. Du grand n’importe quoi, s’il n’a rien d’intéressant à dire, qu’il ne dise rien, un sourire, un signe de reconnaissance serait peut-être mieux.
Et le médecin du nouveau service qui a fait une réflexion tout à fait idiote, incompétente, voir dangereuse psychologiquement (je ne peux pas trop détailler ici). IL est resté poli, mais il n’en pensait pas moins. Par contre, ce même médecin l’a vu 15 secondes pour la pathologie qui l’amenait là.
J+4  : IL est toujours là-bas, cocooné, IL se remet petit à petit, son humour est revenu. Le médecin de garde est beaucoup plus sympa.
Et moi je suis rentrée chez moi, et j’ai complètement oublié mon boulot 😉

Chauffard !

Je sors de chez moi pour aller au marché, à pieds. Notre maison se trouve tout près d’un carrefour. Je traverse dans les clous. Une voiture s’engage et sort du rond-point, à fond. Je suis toujours sur le passage piéton, et je jette un œil vers le véhicule. Bien m’en a pris, la conductrice à  la tête tournée à l’équerre vers sa gauche, autrement dit, elle ne me regarde pas, et elle fonce. D’instinct, je cours et me réfugie sur le trottoir. Tout ce qui me vient, c’est « Ca va pas !! » je gueule, mais la voiture est déjà loin. « Putain, elle a failli m’écraser, à deux pas de chez moi en plus ! » Je suis dans une rage. La voiture s’éloigne, je remarque le sigle de la conduite accompagnée derrière la voiture. La personne est seule au volant. Quand je pense qu’un ado est en train de préparer son permis avec elle !

Je rêve de mettre un panneau à chaque entrée de ce carrefour :

Ce rond-point n’est pas une piste d’accélération !

Respectez les piétons et les chats !

P.S. : .Ma mère s’est fait tuer en hiver par une voiture sur un passage piéton sous les yeux de mon père. C’était en 2010, en février, elle avait 76 ans et était en pleine forme. Le seul problème c’est qu’elle avait une capuche bien serrée et n’avait pas la vision périphérique que j’ai eue aujourd’hui. Oui, il roulait à 50, ça suffit pour tuer quelqu’un.

Puisqu’on parle de chats

Je voulais pousser un coup de gueule. Non, on ne prend pas un chat pour son seul plaisir et le loisir de l’abandonner quelques mois plus tard. Non, on ne laisse pas vagabonder une chatte, lui laisser faire ses petits et les perdre dans les bois. Oui, vous avez bien lu.

Mon amie de l’association des chats libres a chez elle en ce moment 6 chatons. 6 chatons et 3 histoires différentes. L’un a été abandonné à 3 jours. Un chat comme ça, si on veut le faire survivre, il faut le biberonner évidemment, mais aussi lui faire faire pipi !! Imaginez le boulot !

Deux autres, ont été déposés devant l’association, et les trois autres avaient été mis dans une boite en carton au milieu des bois ! Des chatons d’un mois n’ont évidemment aucune chance de survie dans les bois, le plus rapide, ils font le bonheur d’une portée de renardeaux ou de buses, le plus lent, ils meurent de faim et de déshydratation. C’est la mauvaise période pour les chats !

Donc, non, on ne prend pas un chat pour se rendre compte que finalement on va partir en vacances, et qu’on a personne pour le garder ou venir le nourrir.

Un jeune homme avait trouvé une solution, imaginez un chaton de 4 mois laissé seul dans un appartement, fenêtre entrouverte quand même, avec de la bouffe et de l’eau pour 1 mois ! Le chat a miaulé tant qu’il a pu et a finalement sauté par la fenêtre. Où une dame l’a récupéré. Quand le jeune homme est revenu, il n’a absolument pas compris pourquoi on ne voulait pas lui rendre son chat. Il avait laissé tout ce qu’il fallait. Ben voyons !!

Bref des histoires comme ça, il y en a des tonnes. Il y a trop de chats dans les refuges, beaucoup trop de chats laissés à l’abandon.

Comment peut-on abandonner ça :

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Elle a été adoptée bien avant que je fasse l’article.

Je remets ce lien, mais vous pouvez aller lire d’autres articles de cet excellent blog.

A vous les inconditionnels de Facedebouc

Aujourd’hui nous avons reçu un ultimatum de la part de Skype. Ultimatum puisque nous n’avons pas le choix, en aout, nous entrons tous dans le giron de Microsoft. « Big Brother is watching you ! »

Puisque mon fils est à l’autre bout de la terre et qu’il faut bien communiquer avec lui, je suis pieds et poings liés. Je déteste ça.

Je cherchais donc une alternative à Skype, dans le monde libre de préférence, et je suis tombée sur ça :

https://sortirdefacebook.wordpress.com/

Cet article est très long, mais il y a des choses tout à fait passionnantes.

Je suis rassurée de m’être désinscrite depuis longtemps, ça fait vraiment peur.