Confiture figue/chocolat

La confiture de saison.

Voici une recette testée et validée par M. Blanc et moi. Je précise que c’est notre vision de la recette et que nous faisons ça dans une bassine en cuivre.

1 kg de figues

330g de sucre

50 g de chocolat noir à 70%

 

Nettoyez les figues, équeutez-les et coupez les en morceaux. Dans la bassine, recouvrez-les de sucre et laissez mariner 12h.

Le lendemain, porter à ébullition et faire bouillir à feu doux, jusqu’à ce que l’eau soit évaporée et que ça commence à attacher (environ 1h) .

Casser le chocolat en petit bout et mélanger.

Verser la confiture brûlante dans les pots (attention aux minuscules grains sur les bords qui pourraient nuire à l’étanchéité du couvercle), fermez-les très fort et retournez-les.

 

 

Parlons masques

Tout le monde parle de masque, tout le monde a son idée sur le sujet. Moi, j’ai évolué dans ma couture au fur et à mesure. (j’en suis actuellement à une soixantaine que j’ai donnés autour de moi, dont le fameux masque Dark Vador réclamé par M. Blanc).

J’ai commencé par les masques modèle « Chu de Grenoble ».

Non validés par l’Afnor car couture au milieu. Tant mieux, ils étaient très longs à fabriquer, avec un résultat plutôt moyen.

Puis j’ai été sur « l’atelier des Gourdes » formidable blog de cette jeune couturière de l’Aveyron en lien avec l’Afnor.

Deux plis, trois plis, rembourrage ou pas, on lit tout et son contraire sur le net.

Finalement, j’ai pris le modèle Afnor coupe simple 20×20 cm, deux plis, deux couches de tissu denses sans rembourrage. Beaucoup de fil car beaucoup de zig-zag et risque d’épluchage des bords au lavage. Je n’ai pas de surjeteuse donc le bord est pas net sur les côtés.

J’ai commencé à adapter, en mettant un fil gainé électrique (1,5 carré) sur le haut du masque.

En pince-nez c’est génial, pratiquement pas de buée dans les lunettes.

Puis j’ai retourné le modèle deux plis pour faire des bords plus jolis avec toujours le fil pince nez, moins de fil car pas de zigzag, moins de changement de point sur la machine aussi, je fais tout en point droit.

Quant aux élastiques, je suis arrivée au bout de ma réserve.

Je mets donc maintenant 4 liens de 40 cm. J’ai fait des biais, puis j’ai trouvé dans mes réserves une grosse pelote de Trapilho gris (tshirt recyclé). Ca, c’est le top en rapidité et en finition.

Par contre, il faut une machine très puissante sur ces nombreuses épaisseurs de tissu dense.

Finalement, je pense que je vais revenir au modèle Afnor avec pince nez et liens. Jusqu’au prochain épisode.

M. Blanc me demande un masque « Anonymous ». En fait, ces masque brodés, c’est moyen pour la protection, car plein de trous mais c’est toujours mieux que l’horreur que certains Saintais ont reçu, livrés par la ville mais fabriqué du Pakistan. https://www.sudouest.fr/2020/05/09/coronavirus-a-saintes-des-masques-peinent-a-passer-l-epreuve-du-premier-lavage-7471224-1531.php

Un masque effiloché dès le premier lavage.  © Crédit photo : DR et Sud-Ouest

Mais la vraie question, c’est jusqu’à quand pas de bisous à ma petite fille ??????

Désastre capillaire

Tous les matins, je me lève en me disant que c’est de pire en pire. 3 mois que je ne me suis pas fait couper les cheveux ! Ça ne m’était jamais arrivé sauf quand je portais les cheveux longs.

Ce matin, je me suis peignée avant de rejoindre M. Blanc pour le petit déjeuner. Le shampooing d’hier les a mis en bataille car je ne tente même plus de brushing.

Je suis les conseils des coiffeurs/coiffeuses : pas de coupe personnelle, ce serait pire que le mal.

Alors, j’ai sorti les pinçounettes, les serre-tête … avec des résultats plus ou moins réussis. Pour les chouchous c’est encore trop tôt, mais dans trois mois, quand les coiffeurs ré-ouvriront…peut-être, je pourrai attacher mes cheveux !!!

Un coup de pot, j’avais fait faire mes mèches juste avant le confinement. Les racines sont pas encore trop visibles.

Ma vie de confinée

  • Qu’est-ce que vous avez découvert/appris de nouveau grâce au confinement ?

Cette chanson magnifique écoutée sur France Inter. (j’ai honte, je n’ai pas été voir ce que ça raconte, à part le refrain que je comprends).

(2/5) Ça raconte l’épreuve de se séparer d’une addiction (comme si c’était un amour).

  • Comment vont les enfants, petits-enfants, frangins/frangines, parents, chiens, chats, canaris, lapins, boas constrictors, et gerboises?

Ma petite fille va bien. J’ai hâte de la voir en vrai, elle commence à raconter des histoires, j’adore.

  • Qu’est-ce qui vous a fait rire récemment?

Les blagues de M. Blanc.

  • Qu’est-ce qui vous manque le plus de votre “vie d’avant”?

Les 4 heures de rando par semaine avec mes amis.

  • Comment va le moral?

Ça va plutôt pas mal. Je serre les dents.

  • Quand êtes-vous sortis de chez vous pour la dernière fois, et qu’avez-vous fait lors de cette sortie?

Je suis allée au marché, à 7h45 !! C’est un peu inhumain de se lever si tôt, mais en repartant à 8h30, il y avait 200 m de file d’attente. Ça c’est insupportable.

  • Qu’est-ce que vous trouvez le plus difficile en ce moment?

De ne pas pouvoir sortir pour aller « traîner » dans les magasins. En même temps, je fais de sacrées économies.

  • Quel bon bouquin/film/podcast/livre audio/série avez-vous récemment lu/écouté/regardé?

Je relis « Le Fléau » de Stephen King. Un virus sorti d’un labo par erreur tue plus de 99 % de la population mondiale. Ce qui est intéressant c’est la reconstruction de la société.

  • Qu’est-ce qui vous permet de ne pas devenir complètement dingue, ces temps-ci?

Mon jardin. Je n’ai jamais autant bichonné mon jardin.

  • Quelles nouvelles habitudes avez-vous prises depuis que vous vivez plus ou moins confinés?

Appeler mon père chaque jour et des tas d’autres gens, famille où amis.

  • Qu’est-ce que vous avez récemment fait pour aider quelqu’un?

Aidé, je ne sais pas, mais j’ai offert un bouquet de muguet à ma voisine

Alors… et ce confinement ?

Merci DrK pour ces questions. C’est intéressant de réfléchir sur cette période tellement étrange :

  •  Qu’est-ce que vous faites de nouveau, de différent, d’inhabituel, depuis les restrictions dues à COVID-19?

Tout est différent ! Je téléphone beaucoup plus à mes amis, ma famille. Inhabituel : je téléphone à mon voisin d’en face, lui dans son jardin, moi dans le mien. D’habitude, il venait à la maison, nous l’invitions à dîner…

  • Quels sont vos buts et vos espoirs pour la semaine qui vient?

Pour la semaine qui vient ! Que mon papa (87 ans et quelques, chez lui, autonome) se protège et n’attrape pas cette saloperie.

  • Quelles sont vos stratégies pour éviter de perdre la tête d’ennui ou de stress?

Je ne m’ennuie jamais, pour l’instant. J’ai la chance d’avoir une maison avec un grand jardin. Je jardine donc un peu chaque jour, je tricote, j’ai fabriqué des masques en tissus, inutiles sanitairement, mais ça m’a amusée. Je lis. J’ai retrouvé « Pandémia » de Thilliez et « Le fléau » de Stephen King dans ma bibliothèque ! Ca c’est de circonstance !

  • Quelle est la plus grosse difficulté à laquelle vous devez faire face en ce moment?

Le fait d’être confinée, et de ne pas pouvoir faire toutes les activités que je fais d’habitude et surtout de ne pas pouvoir aller me promener comme d’habitude.

  • Qu’est-ce qui vous a fait rire, récemment?

M. Blanc. Heureusement qu’il est là. Il me fait marrer avec les questions que posent les gens sur le live du Monde.

  • Quelles sont vos plus récentes stratégies pour éviter d’angoisser ou de paniquer?

Pas facile. Des tisanes calmantes… J’ai la chance d’avoir ma consultation hebdomadaire par Skype avec mon psy. Nous avions mis ça au point avant pour des raisons de distance géographique.

  • Qu’est-ce que vous avez réussi à faire de bien, ces derniers jours?

J’ai proposé ma collaboration pour aller visiter des personnes âgées ou en difficulté dans le village.

  • En quoi vos pensées ou croyances ou attitudes ont-elles changé ces derniers temps?

Tout a changé. Je ne croyais déjà pas à grand-chose, mais là, c’est le pompon. Pour les attitudes, à l’intérieur exactement les mêmes, à l’extérieur, je me sens comme une poule qui entre dans la forêt. Lingettes désinfectantes, masque, gel hydroalcolique. Pause des courses dans un coin avant de les brasser. Lavage de mains, re-lavage de mains. Pfff. Tout a changé !

  • Qu’essayez-vous de garder comme habitude “normale” dans votre quotidien?

Les repas. Nous mangeons toujours à la même heure. Et j’essaie de continuer à faire un gâteau de temps en temps.

  • Qu’est-ce qui vous donne encore un peu d’espoir en l’humanité, en ce moment?

Les philosophes réfléchissent à cette crise. Seront-ils entendus ? J’aime penser que l’après sera meilleur.

La pensée hautement philosophique de la semaine : « Boire en terrasse, c’est la bonne réponse en cas d’attaque terroriste, mais pas en cas d’épidémie. Alors, écoutez les consignes, protégez-vous et les autres. » Thomas Pesquet, Le Parisien du 18/3/2020