Noël avant l’heure

Depuis que nous sommes dans cette maison dans un bourg de campagne, petit à petit nous avons fait connaissance avec les voisins (dont certains sont de la famille éloignée).

La belle maison d’en face appartient à un couple qui en a fait sa résidence secondaire. A chaque fois qu’ils sont là, ils nous contactent, ce que fait que des liens très sympathiques se sont créés.

Début juin, ils étaient là, et M. Blanc me dit « tu iras voir le voisin, il a une proposition « honnête » à te faire ». Je crois que c’est à propos de sa piscine.

Sa proposition, très honnête, était un échange de bons procédés, je surveille sa piscine, et en échange, je peux me baigner quand je veux.

 

Alors voilà, depuis début juin, même si le temps est quand même anormalement humide, je me baigne pratiquement tous les jours. L’eau est entre 20° et 22°, idéal pour la nage et l’entrainement à la plongée (oui parce que dans moins de 15 jours, je repars en Polynésie, mais chuuuut !)

Bon, faut parfois se mettre les « mains dans le camboui » et aller repêcher des limaces, désemberlificoter le petit robot. En ce moment, c’est plutôt surveiller le niveau qui monte, qui monte !

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Être grand-mère

J’ai passé une semaine merveilleuse. Épuisante… mais merveilleuse.

C’est merveilleux de voir grandir sa petite fille… un an. Incroyable comme les enfants peuvent progresser rapidement à cet âge.

Magnifique de transmettre, de chanter des chansons, de la laisser tenir notre doigt pendant des tours de table – elle est prête à marcher -, de l’emmener à la mare aux canards pour jeter du pain. Cette petite est un vrai bonheur, souriante, envoyant des bisous à tout va.

Et le chat a été très patient.

Air du temps

M. Blanc a compté, 6 jours de beau temps depuis que nous sommes ici depuis début décembre. Il exagère un peu : si on compte les heures de soleil par-ci par-là, on doit arriver à totaliser une dizaine de jours, et si on compte les nuits où il n’a pas plu, peut-être un peu plus 😉

Sérieusement, c’est une vraie catastrophe, les semis ne lèvent pas, et moi, je vais finir par dépérir.

Nous avons eu deux jours de beau temps la semaine dernière, jeudi et vendredi. Pour nous jeudi, c’était la fête à la tronçonneuse (abattage de deux gros arbres inutiles) et vendredi, après une belle rando avec mon groupe, ça a été la fête à la tondeuse, et nous n’étions pas les seuls. Il y avait la queue à la déchèterie végétale ! J’ai attrapé un magnifique « vanille/fraise » sur le cou et les bras.

Et depuis ? Et bien depuis, il mouillasse tous les jours, tout le temps.

Alors, je tricote/crochète au coin du poêle à bois. Principalement de la layette, c’est plus vite fait.

La boucle est bouclée

Ce qui est étonnant dans cette maison, où je n’étais venue qu’en vacances l’été, c’est que je retrouve des images d’enfance. Instinctivement, je me replace dans la maison telle qu’elle que je l’ai connue il y a 50 ans.

M. Blanc et moi avions placé les gros meubles sur le papier (un plan avec des petits papiers à l’échelle). Pour mon bureau, il me fallait une vue sur le jardin et la rue, et sur « mes » oiseaux. Plus d’un mois après notre emménagement, mon bureau est à sa place et ce matin en m’asseyant, je me suis aperçue que je suis pratiquement à la place de mon arrière-grand-mère (si on oublie l’ordi).

Elle était née en 1880 et décédée en 1974. Oui, dans ma famille, on vivait très vieux, enfin, les femmes. Son mari, lui n’avait pas eu cette chance, après la guerre de 14, il n’avait pas vécu longtemps. Concrètement, mes arrières grand-mères ont vécu plus de temps veuves que mariées.

La légende de famille voulait que lorsqu’elle était jeune, elle avait la taille si fine que son mari pouvait faire le tour de sa taille avec ses deux mains. Cette image m’a toujours interloquée, moi qui ne l’avais connue évidemment qu’à la fin de sa vie (une vieille dame imposante, toute en noir, presque toujours assise à côté de la fenêtre).

En 1900, on portait un corset et ceci explique peut-être cela (vous vous souvenez de Rose dans Titanic).

La légende voulait aussi que ce soit une élégante. La réalité était moins glorieuse, commerce de dentelles et tissus qui ne lui avait rapporté que des dettes, « alcoolisme » discret (nous étions dans une famille de maîtres de chai dans le cognac)…

Le souvenir que j’ai d’elle, c’est un « tuiiiiit », le chant du serin qu’elle avait en cage à côté d’elle. Serin auquel j’apportais du senuçon (séneçon commun). Je venais parce qu’elle habitait la partie de la maison à côté de celle de mes grands-parents, la pièce qui fait partie de ma maison maintenant.

Il ne me reste plus qu’à acheter un serin, et la boucle sera bouclée.

C’est le chat qui sera content !